Puzzle travail des enfants en Afrique

Le travail des enfants
 

Logo général
 

En Ouzbékistan

Les petits forçats du coton

En Ouzbékistan, les vacances d’été débutent lorsque les températures commencent à baisser, vers le milieu du mois de septembre. Les enfants ont alors deux bons mois de vacances mais peu en profitent pour voir leurs parents. Ils doivent en effet servir leur pays et travailler dans les champs.

Pendant la saison des récoltes, cette république d’Asie centrale se livre à un rituel obscure digne des commandos de travailleurs soviétiques : le président Islam Karimov mobilise le peuple. Près de deux millions d’écoliers sont envoyés dans les champs pour récolter « l’or blanc », ainsi que l’on surnommait déjà le coton à l’époque de Staline.

Enfants ramassant du coton en Ouzbekistan (photo : Thomas Grabka)Le coton est l’une des principales sources de revenu pour les élites du pays après le gaz et l’or. Son prix n’a jamais été aussi élevé qu’aujourd’hui. Mais cela ne fait pas le bonheur des enfants ouzbeks.  Les enfants devaient rapporter dix kilos de coton par jour. Pour les écoliers plus âgés, c’était encore pire : les professeurs retenaient purement et simplement leurs salaires et ceux qui n’arrivaient pas à tenir le rythme étaient battus. En octobre 2008, une jeune fille de 17 ans s’est même pendue en bordure d’un champ. Elle ne supportait plus la pression exercée par son professeur, pouvait-on lire dans les neuf lignes résumant sa mort.

Bien évidemment des entreprises européennes tirent profit du travail des enfants, notons par exemple le groupe suisse Reinhart ou bien encore la société Otto Stadtlander l’un des principaux acteurs européens du secteur dont le chiffre d’affaires dépasse les cent millions d’euros.

Mais l’insouciance du secteur pourrait toutefois changer car sept négociants de coton européens font l’objet de plaintes auprès de l’OCDE. Ces sociétés sont accusées de tirer profit du travail forcé des enfants ouzbeks, en violation des principes de l’OCDE sur les multinationales.

Une récente étude montrait que 40 à 50% de l’ensemble de la récolte de coton était le fait du travail des enfants. Lorsque les enfants sont payés, c’est à des prix dérisoires soit moins d'1 € par jour. Les enfants et les jeunes sont parfois engagés loin de leur foyer. Ils doivent trouver le moyen de se loger et de survivre dans des conditions misérables à proximité des champs. Ils ne disposent souvent pas d’eau potable et sont sous-alimentés. Comme les champs de coton sont défoliés avant la récolte au moyen de produits chimiques, la santé des cueilleurs et cueilleuses est également menacée.

Les universités et les administrations sont également fermées durant la période de la récolte. Comme les écoliers, les étudiants et étudiantes sont menacé-e-s d’exclusion s’ils ou elles refusent de participer à la récolte de coton.

(source : Anti Slavery International)

 

| A PROPOS | |STATISTIQUES DU SITE| |PLAN DU SITE| |RECHERCHE| |BANNIERES| |CONTACT| |QUOI DE NEUF SUR LE SITE ?|

Copyright © 1999-2017 - Reproduction autorisée avec la mention :
"diffusé sur le site de Jean-Charles Champagnat : www.droitsenfant.fr"  
Reproduction des illustrations interdite sauf autorisation

    | Mentions légales |